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voici un lien pour télécharger la revue de presse du nouveau show avec Pierrick Sorin créé le 1er octobre 2013

here a link to download reviews from the new show with Pierrick Sorin created on october 1st 2013

http://we.tl/ZRAECwEoLt

 

Les “filles” sont formidables. Belles, cela va de soi, fortes personnalités, ça va sans dire, avec de l’humour évidemment, et des idées entre les jambes. Car l’art du strip-tease pratiqué par la troupe de girls américaines, celles qui ont fait l’énorme et mérité succès du film “Tournée”, de Mathieu Amalric, n’a que peu à voir avec un effeuillage ras le string. Il est inventif, détonnant, politique même (si, si), et sait tenir en haleine sans aucune vulgarité. Voilà donc les filles, toujours en compagnie d’un seul homme, le terrible Roky Roulette, sur les plateaux et sous la houlette de Kitty Hartl. Non seulement elles nous épatent, mais elles nous font parler et c’est énorrrrrme! Presque de vieilles copines dont on adore partager les frasques avec ses… copines et copains. On y retourne.
Télérama Sortir – Rosita Boisseau

Antidote aux mannequins anémiés qui symbolisent l’artificialisation sinistre des défilés de mode, les filles du New Burlesque ont conquis le public français – avec l’aide du film de Mathieu Amalric, Tournée, qui leur était dédié, et (qui sait ?) du récent nanar hollywoodien Burlesque, avec Cher et Christina Aguilera. Assumant leurs formes indifférentes au bistouri, les plus si jeunes Mimi le Meaux, Kitten on the Keys, Dirty Martini et consorts refont donc un tour de piste avec un nouveau spectacle de strip-tease bon enfant. Une «réinterprétation du music-hall européen» telle qu’on l’a conçue aux Etats-Unis à partir de 1860 et qui, longtemps curiosité fanée, s’est commuée au début des années 2000 en divertissement à la fois accessible et branché, notamment à l’initiative de Kitty Hartl, l’ex-programmatrice du Lieu unique à Nantes, convertie en directrice artistique de la troupe.
Libération – Gilles Renault

Elles sont devenues des stars depuis Tournée, le film de Mathieu Amalric. Mais Mimi Le Meaux, Kitten on the Keys, Dirty Martini, Julie Atlas Muz, Evie Lovelle et le seul homme de la troupe, Roky Roulette, s’accrochent plus que jamais aux planches. Leur spectacle mise sur le burlesque : effeuillage, bump and grind – version américaine de la danse du ventre – et tassel twirling – art de faire tourner le plus vite possible les pompons accrochés aux pasties, ces rondelles de tissus posées sur le mamelon et qui protègent d’une ancienne infraction à l’interdiction de se produire nue en public. Ces demoiselles ont l’aplomb des ­Salomé de saloon qui, mieux que Calamity Jane, injectaient naguère un peu de féminité dans la conquête de l’Ouest. Elles jouent aujourd’hui sur les codes de la société américaine qu’elles se plaisent à parodier : trop de glamour, de blondeur, de rousseur, et gags érotico-outrageous appuyés jusqu’à la caricature.
Le Figaro – Ariane Bavelier

Du strip-tease glamour, hommage aux années cinquante, pas très loin de l’image classique des pin-ups dont Betty Page fut l’une des représentantes, proposé par Evie Lovelle, à l’effeuillage tout de sensualité de Mimi Le Meaux au corps somptueux. Mais également l’humour trash et politique de l’incroyable et fellinienne Dirty Martini dont un des numéros est suffisamment explicite pour comprendre sans doute l’essence du New Burlesque et ses fondamentaux. Comment ne pas penser à Mae West dont elle est sans doute l’héritière. Julie Atlas Muz amène une bonne dose d’humour mais également de poésie. Et puis il y a un homme, Rocky Roulette. C’est toute l’ambiguïté du new burlesque qu’il amène sur scène. Se jouant des codes du strip-tease féminin qu’il s’approprie, du folklore américain traditionnel qu’il détourne, comme Dirty Martini, son numéro de cow-boy se termine sur une note singulière qui vaut mieux qu’un discours. Et tout cela est présenté sous la houlette de Kitten on the Keys, maîtresse femme et maîtresse de cérémonie à l’abatage incroyable, comme ses changements de costumes, et qui vous chauffe la salle à blanc entre deux chansons bien lestes. On hurle, siffle, tape des pieds et des mains. On s’amuse, certes, mais ce qui frappe c’est l’intelligence, l’engagement et le courage des ces performeurs qui se jouent de tout clichés pour poser la question de la place de l’individu dans la société présente, de sa liberté, avec pour seule arme leur corps nu en avant.
 L’impudeur et le rire sont des armes redoutables.
Un fauteuil pour l’orchestre (radio) – Denis Sanglard